L’évolution des entreprises de maintenance et de réparation de VI

La réparation et l’entretien d’engins industriels, et notamment les véhicules poids lourds impliquent une grande variété de tâches. Celle-ci nécessite, entre autres, l’intervention des techniciens classiques, dont les électriciens, les soudeurs… D’autres opérations exigent des techniques plus spécifiques. Ces dernières sont relatives à certains équipements des véhicules. Bien qu’on puisse réaliser un diagnostic à distance dans un futur proche, la majorité des interventions demeurent indispensables.

Des tâches variées nécessitant l’intervention de plusieurs corps de métiers

Les tâches nécessaires dans l’entretien et la réparation de véhicules industriels diffèrent selon le type de véhicule (GNV, frigorifique, bennes basculantes, camions-malaxeurs…). Et aussi, il faut savoir que les véhicules eux-mêmes affichent des particularités et caractéristiques différentes selon leur marque et leur destination. Le secteur du VI regroupe les sociétés qui vendent, réparent et entretiennent ces types de véhicules. Toutefois, ce secteur n’inclut pas les ateliers intégrés des grandes sociétés de transport. Son activité est répartie entre les concessionnaires et leurs réseaux d’agents, les garages poids lourds affiliés aux réseaux d’un distributeur et aux garages poids lourds sans enseigne.

Bien évidemment, les entreprises d’entretien et de réparation de VI sont deux fois plus grandes que celles du VP (voiture particulier). En moyenne, elles disposent de 14 salariés. Le plus souvent, elles choisissent l’emplacement le long des grands axes routiers et dans les zones portuaires ou frontalières. Entre autres, il est possible d’en trouver dans le Sud méditerranéen, dans la région lilloise, nantaise, en île de France ou encore dans l’axe Bordeaux-Paris.

Sur quoi se concentre l’activité de l’entreprise ?

L’activité des entreprises de VI se concentrent le plus souvent sur l’entretien et la maintenance des poids lourds. D’ailleurs, il s’agit d’un secteur dont la concurrence est assez rude. Cela est sûrement dû à la croissance des distributeurs stockistes, mais aussi à l’intégration de cette activité chez les métiers des transporteurs. Pour ce qui est de la répartition des éléments électroniques et mécaniques, elle est entièrement réalisée dans les sociétés des réseaux constructeurs. En effet, ces dernières disposent de l’équipement de diagnostic et des compétences nécessaires à la réalisation de cette tâche. Toutefois, la majorité des ateliers intégrés ainsi que plus de la moitié des garages autonomes ont une valise multi-marques leur permettant d’assurer ces opérations.

Pour ce qui est des pneumatiques, leur entretien est rarement proposé dans les entreprises du VI. En effet, celles-ci sous-traitent cette prestation aux pneumaticiens. En outre, l’entretien et la réparation de la carrosserie étant concentrés dans les concessions, ils représentent environ 10% des entrées ateliers. Et enfin, les entreprises des réseaux constructeurs n’ont pas le droit d’intervenir sur chrono tachygraphe. Cette opération ne peut être réalisée que dans les garages indépendants.

Un secteur évoluant au fil des temps

Il faut savoir que la maintenance et la réparation des VI évoluent constamment. Cela est d’abord dû à la multiplication des systèmes connectés ou électroniques. En ce sens, de nombreux points de révision sont mis en place. On note également la complexification des huiles, mais aussi le recours quasi-systématique des outils de diagnostic. On a même constaté ces dernières années l’apparition de nouvelles activités : entretien des jauges d’alimentations de carburants et des systèmes Adblue entre autres. À cela s’ajoute la multiplication des espaces dédiés au service rapide.